Emission diffusée en direct le 12 janvier 2016 18h-19h
sur Fpp 106.3 Fm
animée par Marc Flavigny
Sujet de l'émission :
"COP 21 : BILAN ET PERSPECTIVES ?"
Invités :
- Thomas Desaunay, membre de l'association Climate, coordonnateur de la Coy (conference of youth) 11 et observateur au sein du groupe Youngo (groupe jeunesse) des négociations de la Cop 21,
- Thomas Desaunay, Conseil auprès des collectivités locales sur les questions d'environnement,
- Eyal Benazera, membre d'Alternatiba Paris, animateur du sommet citoyen sur le climat de Montreuil
La Cop 21 (Conférence des parties) vient donc de se dérouler du 30 novembre au 12 décembre 2015. A cette occasion 195 pays (parties) ont validé un accord que tous s'accordent à présenter comme un accord jamais encore atteint jusque-là, ambitieux et volontaire.
Le préambule de cet accord note la volonté de rester en deçà d'une hausse de la température au niveau mondial de 2°, avec un objectif plus ambitieux encore en deçà de 1,5°. Ce même préambule marque également la nécessité de prendre en compte le respect des droits de l'homme, le droit à la santé, les droits des peuples autochtones, des communautés locales et tout un ensemble de principe du droit des personnes dans les décisions qui peuvent être prises dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L'engagement financier de 100 milliards des pays les plus développés envers les pays en développement pour soutenir leur transition énergétique et l'adaptation au changement climatique a été acté sur cet accord et le principe d'un rendez-vous tous les 5 ans afin de réévaluer à la hausse les contributions des parties (pays) au niveau de leur engagement national dans ce sens a également été pris.
Pour autant bien des points restent en suspens et il reste à faire appliquer l'ensemble de ces décisions dans le concret. Et tout d'abord chacun sait que les contributions apportées par chacun des parties présentant leurs engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique, amènent tous rassemblés pour l'heure à une augmentation de 3° et non de 2°. La réévaluation des exigences reste donc toujours indispensable. Parallèlement les pays en but d'ors et déjà aux catastrophes naturelles liés au changement climatique revendiquent toujours la mise en place d'assurance au niveau international pour perte et dommages. Dans le même sens la question se pose sur les orientations prises pour orienter les flux financiers vers non seulement le principe d'atténuation (développement des énergies renouvelables notamment) mais également celui d'adaptation (économie d'énergie, agriculture résiliente, frein à la surconsommation..). Et cette manne financière de 100 milliards promise, s'agit-il uniquement d'argent frais ou de redirection de crédits déjà alloués par ailleurs? Cette somme même est-elle à la hauteur des enjeux? Qu'en est-il encore du transfert des technologies indispensable aux pays en développement pour lutter efficacement contre l'urgence climatique?
Or quand on sait que cet accord de Paris qui doit être signé auprès de l'ONU entre le 22 avril 2016 et le 21 avril 2017 par les différents parties, ne doit être appliqué qu'à partir de 2020 et que compte tenu du principe de rendez-vous de révision tous les 5 ans, cela nous amène à 2025, on comprend que la pression de la société civile en matière d'exigence de prises de décisions immédiates et à court terme ne doit pas baisser.
Nos invités bien au courant de toutes ces questions et au fait des mobilisations à engager et à venir nous aiderons ainsi à éclairer tous ces enjeux.
https://alternatiba.eu/
http://www.studentclimates.org/
http://coy11.org/fr/
http://www.rac-f.org/
http://www.cop21.gouv.fr/
http://unfccc.int/portal_francophone/items/3072.php